PRESENTATION du MAITRE
Descendant d'une lignée de très grands Calligraphes : son arrière grand-père était Calligraphe officiel de l'avant-dernier empereur GUANG XU.
Initié à la Calligraphie dès l'âge de 5 ans, il obtient, à 9 ans, le 1er Prix de Calligraphie des jeunes Calligraphes de la province du Sichuan.
Fondateur de la Calligraphie Libre Chinoise.
Fait partie des huit Calligraphes Chinois diplômés, vivant et travaillant
en Europe.
Elu en 2004 « le plus charmant Maître de Calligraphie Chinoise en Europe » par
les lectrices du journal Marie-Claire.
SUN SHANSHAN
SUN Shanshan, fondateur de la « Calligraphie Libre », naquit le 5 juillet 1968 en Chine. Il commença la calligraphie à l'âge de 5 ans, suivant le souhait de son père, Xianliao, lui-même maître calligraphe, qui désirait que son fils suive ses traces. A 8 ans, Shanshan obtient le 1er prix de calligraphie du Sichuan, dans la catégorie Junior.
Pour ses 11 ans, sa mère lui offre un coffret de peinture à l'huile et c'est pour lui un souvenir impérissable. Il est alors très attiré par la peinture occidentale; Delacroix et Vincent Van Gogh font partie de son univers passionnel. Grâce à Chen Yifei, un ami peintre renommé, il est recommandé auprès du talentueux He Duoling (connu internationalement), avec qui il travaille durant cinq années, tout en continuant la calligraphie. Plus tard, il découvre avec admiration la peinture des impressionnistes français et les poèmes de Rimbaud, Baudelaire et Verlaine.
Lorsqu'il atteint ses 17 ans, il rencontre Maître Deng DaiKun, le fameux calligraphe qui dirige l'institut de Calligraphie de Chengdu, puis, à 20 ans, il écrit une thèse sur le grand poète et calligraphe de la dynastie Tang (618-907), Li He.
C'est en 1992 que Shanshan s'installe en France, avec le souhait d'écrit une thèse sur la mélancolie de la poésie de Charles Baudelaire. C'est pour lui la croisée des deux cultures chinoise et française. En 1996, il tient une conférence à la Sorbonne sur la calligraphie chinoise libre. Selon la tradition chinoise, la calligraphie est l'art de bien écrire les caractères. Pour Shanshan, cette définition est trop restrictive et il s'affirme dans ce nouveau mode artistique qu'est pour lui la Calligraphie Libre. A mi-chemin entre calligraphie et peinture, elle est faite de souffle, d'esprit, de force et d'inspiration ; c'est en quelque sorte « de la calligraphie sans caractères ».
Arrivé à Montpellier en 1997, Shanshan crée et dirige l'antenne française de l'Institut de Calligraphie chinoise de Chengdu. En 2002, il rencontre le calligraphe de renommée internationale Zen Leide. Considéré comme un précurseur, celui-ci participe à un happening extraordinaire en Grande-Bretagne : en même temps que l'orchestre national britannique joue, Zen Leide trace ses traits au sol avec un immense pinceau et le son qu'il produit est capté par des centaines de micros et ainsi intégré à l'orchestre. Zen Leide félicite Maître Sun Shanshan pour sa dynamique avant-gardiste et lui propose d'exposer ses oeuvres de Calligraphie Libre à Pékin, ce qu'il fait un an plus tard, au Musée des Beaux Arts. Cela fait l'effet d'une bombe dans le milieu artistique chinois. Deng DaiKun lui glisse qu'il est à présent plus un révolutionnaire qu'un calligraphe.
Depuis, Sun Shanshan enchaîne les expositions. FR 3 lui consacre un reportage. Il publie des ouvrages raffinés, parfois en collaboration avec d'autres artistes.
Béatrix BRESSET
SPECIALITES du MAITRE
- Sa boutique-atelier, entièrement spécialisée dans la Calligraphie Chinoise, est la seule en son genre en Europe.
- Seul Calligraphe Chinois qui personnalise de façon originale vos nom et prénom selon votre date de naissance.
- Propose d'exceptionnels modèles de tatouage à partir des idéogrammes classiques et des grands emblèmes chinois.
- Réalise une représentation soignée des douze signes du zodiaque chinois et du zodiaque occidental.
Publications
Calligraphies
2000 Illustration du livre « Où va la Chine ? », de Jean-Jacques GANDINI, éditions du Félin
2002 Illustration du recueil de poèmes de Jean-Marie de Crozals
« L'Or de l'Air », éditions Cadex
Publications
2003 « L'encre-Phoenix », ouvrage écrit avec Anne-Marie Jeanjean,
éditions de l'Harmattan
2004 « L'os et l'esclave », ouvrage écrit avec Anne-Marie Jeanjean,
éditions de l'Harmattan (suite de « L'encre-Phoenix »)
2007 « Poèmes de Prison », de Liao Yiwu, traduit du chinois en français par Shanshan SUN
et Anne-Marie JEANJEAN, éditions de L'Harmattan
2008 « Le cheval de Mingdao », ouvrage écrit avec Anne-Marie JEANJEAN,
éditions Domens (suite de « L'os et l'esclave »)
Expositions Récentes:
CALLIGRAPHIE LIBRE
EXPOSITION DE SUN SHANSHAN
Du 15 février au 15 mars 2010
à l'institut de calligraphie et peinture chinoises de Chengdu en France
35, rue de la Valfère
34000 Montpellier
04 67 66 77 46 / 06 76 93 35 45
Voici la traduction du texte de Deng Dainkun.
Shanshan, Pauline et moi
En guise de préface de l'exposition de Pauline SUN.
DENG Daikun
Comme d'habitude, je m'assieds devant l'ordinateur, mon premier geste est d'ouvrir ma messagerie afin de voir s'il n'y a pas quelques nouvelles venant de loin. Soudain, je lis ''Exposition de Pauline'', ce titre remplit mes yeux, Shan et Pauline m'ont écrit une lettre. Je découvre une dizaine de calligraphies du style YAN joint à ce message, dans lesquelles Pauline a mis toute sa force. Soigneusement, je les regarde pendant plus d'une heure. Je sens une limpidité et un goût particulier qui me touchent gravement. J'apprends que Pauline aura une exposition au mois de novembre. Dans le message, Shan me dit qu'inévitablement, c'est à moi qu'il demande d'écrire quelques mots sur les oeuvres de Pauline, puisque je suis leur maître. Face à une telle sincérité, je ne peux refuser, au contraire c'est une fierté.
Nous, les chinois attachons beaucoup d'importance aux mots ''affinité prédestinée''. Une affinité qui existera que l'on traverse une rivière sur le même bateau ou que l'on se croise juste dans la rue. J'ai rencontré Pauline grâce à Shan. Pour moi c'était l'occasion de voir comment la calligraphie peut être sublimée par une étrangère. Lorsque Shan vivait en Chine, il était déjà connu comme poète, même si on dit que la calligraphie et la poésie sont inséparables, j'ai été surpris, qu'une fois arrivé en France, il mette toute son énergie dans la calligraphie chinoise. J'ai finalement compris qu'il ne l'avait jamais oubliée. Il y a quinze ans, j'ai reçu sa première lettre de Paris: ''Ne t'inquiète pas, je ne peux pas m'éloigner de la calligraphie puisque pour moi la France même est une magnifique et rare calligraphie...''
Shan n'est pas à coté de nous, mais il est toujours là. C'est lui qui a traduit et publié en France le recueil de poésie ''Adieu vingtième siècle'', de Sun Jingxuan (concidéré comme le plus grand poète chinois contemporain luttant pour la liberté et les droits de l'homme). Ce geste nous a vraiment impressionné, cela faisait longtemps que beaucoup de personnes avaient eu cette idée mais qu'aucune n'aivait jamais osé...En plus de cela, Shan a mis à nu la CALLIGRAPHIE LIBRE. Dans une autre de ses lettres, il m'a écrit: ''Ici, je peux tout faire, viens voir ce poisson vif et joyeux qui nage dans une mer libre, Paris est ma vrai calligraphie...''
L'été 2004, lors du vernissage de l'exposition de mon élève Tan Pozhong, je reçus un coup de téléphone de Shan me disant qu'il était impatient de me voir. Je lui ai donc donné rendez-vous au musée culturel du Sichuan où se déroulait l'exposition. Shan n'avait absolument pas changé, outre ses cheveux ondulés qui aivaient poussés, il paraissait toujours aussi maigre mais fort et clair, il avait toujours cette vivacité cachée dans le regard. Sans même qu'il n'ai besoin de parler on devinait sa sensibilité. À peine était-il arrivé qu'il me demandait: ''Pourquoi ce n'est pas toi qui exposes? Tu sais mon rêve est de t'accrocher directement sur le mur du musée du Louvre, en voyant tes deux sourcils épais, les gens comprendront ce qu'est la calligraphie chinoise.'' Je répondais sans réfléchir: ''C'est vrai mon visage est sauvage et brutal... En pensant à ce compliment qu'il venait de prononcer, je me mis soudainement à rire sans retenu. Ce qui attira sur nous tous les regards. À ce moment là, tout le monde crut que c'était Shan qui exposait. Je dis: ''Moi je t'accroche maintenant sur le mur.'' Le midi nous étions tous invités au restaurant, autour de la table ronde il n'y avait que des grosses têtes, Wen Huaisha, 96 ans, un grand chercheur en littérature chinoise, Zeng Laide, un de mes collègues, connu internationnalement... En mangeant, Shan parlait du voyage de la calligraphie chinoise en France, c'était excellent, nous avions l'impression d'y être. Après le repas je les invitai tous à aller dans la maison de thé d'un ami. Nous discutions beaucoup et avions donc décidé de poursuivre au restaurant puis dans une autre maison de thé juste à côté de la rivière Fulan...
Chaque année Shan revient en Chine et passe obligatoirement me voir. Un jour de Juillet 2006, il me téléphona de l'aéroport, avant de reprendre l'avion pour la France. Avec plein de regrets il dit:
''Je voudrais organiser ton exposition en France, peins ce que tu veux mais n'oublie pas de faire quelques corbeaux comme j'aime.''
L'année d'après, heureusement je n'avais pas oublié de préparer cette exposition. Il arriva devant mon atelier toujours avec ses longs cheveux ,comme une cascade noire. Il avait l'air fatigué et avait le teint pâle, cela montrait quelques vécus mysterieux. Derrière lui, une étrangère, c'était Pauline avec sa taille gracieuse et son air aimable. Bizareement je sentais qu'elle avait une attitude et une beauté typiquement orientales. Shan dit simplement: ''Pauline, ma femme''. Nous nous asseyions et après quelques échanges, j'appris qu'elle aimait l'art asiatique et surtout la calligraphie chinoise, qu'elle était en train d'apprendre avec Shan et qu'elle abandonnait l'école des beaux arts. Je leur préparai le meilleur thé (mao feng), avant même qu'il n'ai eu le temps d'infuser, Shan me demanda: ''Montre lui le régulier...'' Parmi tous mes collègues, personne ne m'a jamais demandé cela. Il n'avait pas changé, il était toujours aussi brutal et direct, mais c'est peut-être pour cela que je l'ai choisi comme meilleure diciple. Pendant que je calligraphiais, je sentais les regards de Pauline curieux et attentifs. Quelle sensibilité et compréhention peut avoir une étrangère face à ce vieil art chinois. Après ma démonstration elle prit son pinceau, un point, un horizontal, une courbe à gauche puis une autre à droite... Bien que ses gestes paraissaient un peu gauches, une beauté fraîche était en train de couler sur le papier de riz. Cette audace naturelle est la qualité, la plus importante chez un artiste. C'est le moteur qui mène un calligraphe sur la route de la réussite. Je ne pus m'empêcher de l'admirer et de répéter: ''Bonne pousse!'', impossible de cacher ma surprise et mes compliments. Je me précipitai de les inviter à me suivre à la célèbre galerie Shu Han. Puis je téléphonai à Sun Youjun maître en bambou et au frère de Shan pour leur demander de nous rejoindre.
Le maître de la galerie monsieur Guo nous accueillit très gentiment en disant qu'il n'avais j'amais vu une aussi jeune artiste blonde au yeux bleus. En entendant sa phrase je me rendis compte que c'était une occidentale typique! Au milieu de nombreuses peintures célèbres, monsieur Guo nous proposa de faire une peinture collective. Sans réfléchir et sans éprouver de gêne, Pauline pris le pinceau. Elle avait l'air d'une grande artiste... Cette fois elle faisait des bambous, en quelques secondes, quelques tiges denses ou clairsemées. Elles étaient comme elle, gracieuses et se progettaient de façon évidente sur le papier de riz. Ce fut notre tour à bambou Sun et à moi, nous hésitions à ajouter quelque chose. Je pensais à un proverbe chinois: ''Un petit veau n'a pas peur des tigres...'' On voyait par sa manière de tracer, la force du trait... Finalement bambou Sun ajouta quelques feuilles et moi un rocher accompagné d'une calligraphie, retraçant ce moment où l'esprit occidental et oriental se rencontrent. Monsieur Guo aimait beaucoup cette oeuvre qu'il considérait comme une merveille et un souvenir rare. Il décida de l'accrocher à une place très importante dans sa galerie.
Suite à cette rencontre Shan et Pauline m'ont écrit de temps en temps des e-mail qui sont accompagnés de photos de calligraphie du style YAN de Pauline. Chaque fois c'est une nouvelle suprise, je passe toujours beaucoup de temps à étudier ses exercices et donner mes encouragements et critiques. Cet enseignement à distance qui a commencé il y a deux ans est très efficace. Cette réussite a beaucoup touché Shan qui m'a écrit dans une de ses lettres: ''Avant que Pauline ne te connaisse, elle avait déjà suivi un an de cours avec moi, mais grâce à ton enseignement, son esprit s'est éveillé à la calligraphie chinoise''.
Ils me considèrent comme leur maître de l'ombre, c'est vrai...
Le talent de Pauline est évident mais elle a beaucoup travaillé et est passée par de rudes épreuves avant de comprendre le style YAN. Cela fait un an qu'elle travaille deux heures environ deux cents grands caractères par jour, du lundi au samedi, sans s'arrêter. Si elle n'était pas passionnée, elle ne serait pas là. Pauline a sa propre interprétation et comprehention pour la calligraphie de YAN. Ce sentiment personnel qui passe par son pinceau est clairement visible. Je crois même que c'est une nouvelle piste à explorer et éclairer dans le style YAN.
Une fois j'ai dit à Pauline: ''Regarde ta calligraphie, je suis vraiment surpris que tu comprennes ce style avec ton propre sentiment et même si tes traits, par rapport au modèle sont moins vigoureux, tu as la vivacité et la grâce...''
Elle a trouvé une nouvelle direction, pourra-t-elle atteindre la rive opposée...
Je suis persuadé que sur sa route elle aura des ennuis et qu'elle vivra des défaites, quant à moi je n'ai que trois mots à lui dire: ''Réfléchis, percévère et applique-toi''.
Je souhaite la réussite de la première exposition de calligraphie chinoise de Pauline.
À Chengdu
Le 8 octobre 2008
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